Publié : mar. juin 10, 2008 4:24 pm
Salut Raffin
Je ne suis pas de l'AEGC mais ton discours me touche néanmoins suffisamment pour me donner envie d'y faire écho.
Je ressens le gros boeuf bluegrass exactement comme tu l'as décrit et, ne nous mentons pas, tu l'as bien décrit!
En tant que guitariste, il est clair que si tu te ruines les doigts dès le premier soir de festival à essayer de te faire entendre au sein d'un groupe où chacun veut s'imposer, tu ne fais pas le bon calcul.
Alors question : Comment transformer de la m... en caviar, car c'est bien de cela qu'il s'agit, ni plus, ni moins!
Quelques pistes :
Commencer par ne pas augmenter le bruit s'il y en a déjà trop. mieux vaut ouvrir un autre boeuf un peu plus loin.
Un groupe de bluegrass, c'est 1 instrument de chaque, un boeuf, c'est 2 de chaque au maximum, sinon en moins de deux, c'est la foire d'empoigne.
Avec deux de chaque, il se passe des tentatives d'arrangement, des twins, des réponses... ça stimule l'envie de s'appliquer, de faire quelque chose de chouette à plusieurs, pas comme la branlette en solitaire qui en met partout.
Changer de mentalité : mettre les autres en valeur autant que faire ce peut.
Quitter le boeuf quand il ne te satisfait plus pour en ouvrir un autre.
Certains pensent qu'un boeuf est fait "pour se faire plaisir"... beaucoup omettent de se préoccuper de l'effet que ça produit sur les copains.
Si en prenant mon pied, je dois asperger les pompes de tous ceux qui sont autour, pour un morceau, ça passera, mais sur tous, je doute que ce soit très aprécié (sauf par les inconditionnels du héros évidemment, qui loin de le servir, par leur admiration béate, l'empêchent de se rendre compte des dégâts.)
Jepee évoquait plus haut le public éventuel des boeufs en soulignant le fait qu'il n'ait pas voix au chapitre... je dirais moi que le premier, le vrai public des boeufs, ce sont les musiciens qui y participent, alors s'attacher au son d'ensemble plus qu'à son égo du moment pourrait être un bon début.
Et surtout -mais là je sais que je ne vais pas rallier la majorité- accepter l'idée de s'attaquer à des grilles plus évoluées au lieu de freiner des 4 fers dès qu'on propose un morceau à plus de 3 accords.
Trop de gens se pointent à des boeufs avec la mentalité : moi je ne sais faire que ça, c'est pas aujourd'hui là tout de suite que je vais me mettre à bosser alors je vais vous casser les noix avec ça pendant tout le séjour parce que je suis là pour me faire plaisir.
C'est ce que les déviants ont apporté de positif aux boeufs bluegrass.
Là où il y a des déviants, il y a des musiciens prêts à évoluer, avec les oreilles ouvertes.
L'évolution, c'est un siphon à amorcer en fait... et je ne pense pas forcément au swing ou autres manoucheries, je pense aux grilles d'AK, de reishman ou d'autres gens comme ça, dans un bluegrass plus mucical, moins bourrin.
Certains parmi nous sont de véritables locomotives pur la progression, il faut en profiter lorsqu'on peut les cotoyer (je pense tout particulièrement à tof quand je dis ça, ce mec est une mine de grilles bluegrass vachement bien).
Ce n'est pas évident de dire ce genre de truc, surtout lorsqu'on est comme moi un guitariste qui n'ose même pas prendre de chorus.
Je le dis parce qu'aujourd'hui, on se connaît bien tous, alors on peut essayer de parler vrai.
Le niveau des boeufs a considérablement augmenté depuis 20 ans.
Personnellement, le seul boeuf qui corresponde encore aux critiques que j'ai émises, c'est celui qu'on se fait tous les ans à craponne chez les gens qui paient l'apéro à tout le monde. C'est vachement sympa mais musicalement, c'est plus du bruit qu'autre chose faut bien reconnaître.
Je ne suis pas de l'AEGC mais ton discours me touche néanmoins suffisamment pour me donner envie d'y faire écho.
Je ressens le gros boeuf bluegrass exactement comme tu l'as décrit et, ne nous mentons pas, tu l'as bien décrit!
En tant que guitariste, il est clair que si tu te ruines les doigts dès le premier soir de festival à essayer de te faire entendre au sein d'un groupe où chacun veut s'imposer, tu ne fais pas le bon calcul.
Alors question : Comment transformer de la m... en caviar, car c'est bien de cela qu'il s'agit, ni plus, ni moins!
Quelques pistes :
Commencer par ne pas augmenter le bruit s'il y en a déjà trop. mieux vaut ouvrir un autre boeuf un peu plus loin.
Un groupe de bluegrass, c'est 1 instrument de chaque, un boeuf, c'est 2 de chaque au maximum, sinon en moins de deux, c'est la foire d'empoigne.
Avec deux de chaque, il se passe des tentatives d'arrangement, des twins, des réponses... ça stimule l'envie de s'appliquer, de faire quelque chose de chouette à plusieurs, pas comme la branlette en solitaire qui en met partout.
Changer de mentalité : mettre les autres en valeur autant que faire ce peut.
Quitter le boeuf quand il ne te satisfait plus pour en ouvrir un autre.
Certains pensent qu'un boeuf est fait "pour se faire plaisir"... beaucoup omettent de se préoccuper de l'effet que ça produit sur les copains.
Si en prenant mon pied, je dois asperger les pompes de tous ceux qui sont autour, pour un morceau, ça passera, mais sur tous, je doute que ce soit très aprécié (sauf par les inconditionnels du héros évidemment, qui loin de le servir, par leur admiration béate, l'empêchent de se rendre compte des dégâts.)
Jepee évoquait plus haut le public éventuel des boeufs en soulignant le fait qu'il n'ait pas voix au chapitre... je dirais moi que le premier, le vrai public des boeufs, ce sont les musiciens qui y participent, alors s'attacher au son d'ensemble plus qu'à son égo du moment pourrait être un bon début.
Et surtout -mais là je sais que je ne vais pas rallier la majorité- accepter l'idée de s'attaquer à des grilles plus évoluées au lieu de freiner des 4 fers dès qu'on propose un morceau à plus de 3 accords.
Trop de gens se pointent à des boeufs avec la mentalité : moi je ne sais faire que ça, c'est pas aujourd'hui là tout de suite que je vais me mettre à bosser alors je vais vous casser les noix avec ça pendant tout le séjour parce que je suis là pour me faire plaisir.
C'est ce que les déviants ont apporté de positif aux boeufs bluegrass.
Là où il y a des déviants, il y a des musiciens prêts à évoluer, avec les oreilles ouvertes.
L'évolution, c'est un siphon à amorcer en fait... et je ne pense pas forcément au swing ou autres manoucheries, je pense aux grilles d'AK, de reishman ou d'autres gens comme ça, dans un bluegrass plus mucical, moins bourrin.
Certains parmi nous sont de véritables locomotives pur la progression, il faut en profiter lorsqu'on peut les cotoyer (je pense tout particulièrement à tof quand je dis ça, ce mec est une mine de grilles bluegrass vachement bien).
Ce n'est pas évident de dire ce genre de truc, surtout lorsqu'on est comme moi un guitariste qui n'ose même pas prendre de chorus.
Je le dis parce qu'aujourd'hui, on se connaît bien tous, alors on peut essayer de parler vrai.
Le niveau des boeufs a considérablement augmenté depuis 20 ans.
Personnellement, le seul boeuf qui corresponde encore aux critiques que j'ai émises, c'est celui qu'on se fait tous les ans à craponne chez les gens qui paient l'apéro à tout le monde. C'est vachement sympa mais musicalement, c'est plus du bruit qu'autre chose faut bien reconnaître.